IMG_20150901_175433-e1441631242973

La Grande Traversée du volcan à vélo dans le Cantal.

La Grande Traversée du Volcan à vélo est une véloroute qui, comme son nom l’indique, traverse les monts du Cantal sur plus de 150 km entre gorges, hauts plateaux et volcans dans un cadre naturel exceptionnel. 150 kilomètres bien pentus, que j’ai découverts entre pluie et soleil !

IMG_20150902_075554

Mon vélo prêt pour traverser le volcan !

Lorsque je quitte mon appartement de Riom (le Riom du Puy-de-Dôme), je constate ce que les éclairs aperçus hier soir semblaient annoncer : le temps a changé. Le beau et chaud soleil a laissé place à une pluie froide. Cela n’augure pas du meilleur quand le programme des deux jours à venir consiste en 200 kilomètres de vélo en moyenne montagne ! Néanmoins, mon timing étant serré, je me décide à rejoindre la gare, en quelques tours de roues, pour me rendre à Blesle, le point de départ de cette grande traversée du volcan à vélo dans le Cantal, puisque c’est de ce bel itinéraire qu’il s’agit. Un parcours qui va me faire découvrir d’une nouvelle façon le massif cantalien, que j’ai déjà parcouru à pied, notamment il y a peu sur la Via Arverna !

La vallée de l’Alagnon en apéritif
En réalité, comme des travaux obligent aujourd’hui les voyageurs à poursuivre en bus à partir d’Arvant, c’est de cette station que je vais débuter mon périple cycliste. Quelques 25 kilomètres de plus, mais qui ne sont pas sans intérêt : je rejoins en effet la boucle cyclo-touristique de la vallée de l’Alagnon, qui est d’ailleurs connectée avec cette Grande traversée du volcan et peut la précéder logiquement dans un long voyage cyclo-touristique.


Je roule donc à travers cette belle vallée, que j’ai découverte, à pied, sur la Via Arverna : je reconnais ainsi le château de Léotoing, le relais des pêcheurs où nous avions pris un verre (le décor est surprenant !), puis le hameau du Basbory , où nous avions dormi. Je me suis élancé sous une pluie battante, qui continue de tomber avant de se calmer un peu lorsque j’entre dans Blesle.

DSC_0602

Une photo de Blesle prise en juillet, sous le soleil.

 Je retrouve avec plaisir ce beau village (il est classé parmi les « Plus beaux villages de France « ), que j’avais vu sous le soleil et dans l’animation d’un jour de fête en juillet. Aujourd’hui, sous la pluie et en ce mardi de rentrée des classes (il fait un temps de rentrée, me dis-je alors), c’est beaucoup plus calme. Mais le décor, les églises, les maisons médiévales, sont toujours  aussi beaux.
Comme il pleut toujours, je me décide à rentrer dans un restaurant, pour déjeuner. La route s’annonce assez longue, autant prendre des forces avant de rouler vers le volcan, en l’occurrence le Puy Mary, et espérer que le temps s’adoucisse pendant mon repas. Le menu unique de l’établissement est en tous cas bien goûteux et réconfortant. Et j’ai bien fait d’attendre : la pluie s’est calmée.

IMG_20150901_180501

En route vers le volcan!

Il est tout de même plus de 13 heures et mon objectif du jour est d’atteindre Aurillac, à une grosse centaine de kilomètres. Quelques cols aux dimensions tout de même respectables m’attendent : je dois notamment d’abord grimper jusqu’à col de Serre à 1364 m d’altitude, puis à nouveau jusqu’au fameux col du Pas de Pérol, au pied du Puy Mary, à plus de 1550 mètres. Cela promet quelques efforts!

Pour l’heure, je roule presque sans peine : depuis la sortie de Blesle, la pente est assez douce ; je monte certes, jusqu’au col de Baladour à 1 207 m, mais ça se passe en douceur. Sur le plateau du Cézallier, j’ai presque plus de mal : la pluie a cédé la place à un fort vent, qui souffle face à moi. Ce n’est donc pas facile de pédaler contre cette force naturelle dans ces grands espaces où elle s’engouffre sans obstacle.

Néanmoins, le paysage est plutôt majestueux, la route bien calme et le début de ma randonnée cycliste est tout de même agréable. Les grandes étendues du plateau m’offrent déjà de larges panoramas. La campagne s’étend presque à perte de vue, car déjà les montagnes du Cantal s’annoncent. En terme de spectatrices, les quelques vaches qui me regardent, comme il se doit, passer, en tiennent lieu.

1441111868455

Mine de rien, ou presque, la route s’élève : je passe ainsi au col du Baladour, à 1207 m d’altitude, le premier point haut de mon parcours. Une descente suit, qui me mène jusqu’à Allanche.

Après une courte pause, pour visiter un peu le centre du bourg, l’église et les remparts, je remonte sur ma monture : une autre longue bosse, plus difficile, m’attend maintenant. A la sortie du village, on me prévient: « Le côte est dure… ». Me voilà parti !

1441114958949

Je rentre assez vite dans le vif du sujet : le Puy Mary se dessine devant moi. Je suis en montagne maintenant. Et du côté de la pente, et des tours de pédales, ça se sent aussi. Après le village de Dienne, la montée devient vraiment difficile. Je m’offre quelques pauses, pour admirer les panoramas qui sont presque dégagés.

IMG_20150901_175433

J’atteins ainsi les abords du col de Serre, que je laisse sur la droite, avant de terminer cette longue ascension par les lacets vraiment raides qui mènent au col du Pas-de-Peyrol, à 1588 mètres d’altitude. Le sommet du Puy Mary est tout près, juste un peu plus haut. Cependant le brouillard a de nouveau envahi les cimes, et c’est à travers une vraie purée de pois que je me hisse jusqu’au col. Là, quelques motards et automobilistes sont arrêtés : « Elle est longue, hein, cette côte! » me disent-ils. J’acquiesce, mais maintenant je suis en haut et il ne me reste plus qu’à dévaler jusqu’à Aurillac, trente kilomètres plus bas.

Descendre au pied du volcan.

IMG_20150901_211021

Je ne vais pas battre un record de vitesse dans cette descente : la route est mouillée et les premiers lacets, les plus raides, sont dans le brouillard. Je suis donc très prudent. Un peu plus bas, je peux cependant à nouveau admirer les flancs du grand volcan ainsi que quelques-uns des sommets alentour. Des sommets, comme le Puy Griou, que j’avais cependant pu mieux voir en arpentant sous le soleil la Via Arverna en juillet. Je me concentre donc sur la descente elle-même, qui offre de beaux passages.

Outre les montagnes, je découvre quelques beaux hameaux : je double ainsi Saint-Julien, puis Saint-Cirgues-de-Jordanne. De là, je peux jeter un coup d’oeil sur les gorges de cette rivière. Le lieu inviterait bien à la promenade, mais le soir s’avance déjà et je poursuis ma route. Je perds régulièrement de l’altitude, et comme la pente est moins forte, cette fin de parcours est vraiment agréable. Je n’ai plus besoin de beaucoup pédaler, sauf à se faire plaisir dans quelques relances, pour atteindre l’entrée d’Aurillac.

IMG_20150902_151107

La capitale du Cantal justifie de ce côté-ci sa réputation de ville à la campagne: j’y rentre sans peine, directement depuis la montagne sans avoir à franchir d’ennuyeuses zones artisanales. Le centre-ville n’est plus qu’à quelques tours de roues.

Le temps de me trouver une chambre pour la nuit, il est déjà assez tard et j’ai tout de même bien besoin d’un repos mérité pour cette soirée. Je ne traîne donc pas trop longtemps dans les rues du centre-ville avant d’aller dîner, puis dormir. Il ne me reste qu’une cinquantaine de kilomètres à parcourir demain pour arriver au bout de cette Grande Traversée du Volcan, mais comme je vais reprendre le train à Aurillac, je vais pouvoir en profiter dans les deux sens, en aller-retour.

La vallée de la Rance sous le soleil

IMG_20150902_152432

Le lendemain matin, justement, bonne surprise : le soleil et le ciel bleu sont revenus ! La journée s’annonce donc idéale pour apprécier cette fin de parcours. Je quitte Aurillac en suivant la signalétique « vallée du Lot à vélo » ( après celle du « Puy Mary à vélo » hier)

La sortie de ville est un peu plus urbaine tout de même par ce chemin, mais rien d’insurmontable et après quelques kilomètres pour me rendre à Arpajon-sur-Cère, au-delà duquel je retrouve une calme campagne bien vallonnée.

IMG_20150902_103443

Ce n’est en effet plus vraiment la montagne, mais ma route consistera plus ou moins en une grande descente de la vallée de la Rance jusqu’à Maurs. Le paysage, entre bois et prairies bordant le cours d’eau, est très agréable. La route est peu fréquentée, idéale pour rouler. Je vais vraiment profiter de ces cinquante derniers kilomètres qui offrent en outre de belles vues sur la rivière. Là encore, quelques troupeaux de vaches me distraient. La vallée est bien creusée, formant presque des gorges à certains endroits.

IMG_20150902_111711

Je me fais bien plaisir à rouler ainsi jusqu’à Maurs. Il est encore tôt quand j’arrive là. Encore quelques kilomètres, moins champêtres, et me voilà à la limite du département, à la « frontière » avec l’Aveyron. Il serait presque tentant de poursuivre la route vers le sud, mais ce sera pour une autre fois. Je rebrousse chemin et m’offre une bonne pause déjeuner à Maurs, après m’être un peu promené dans les rues du centre.

IMG_20150902_093623

Je vais peut-être même davantage apprécier ma remontée vers Aurillac que l’aller : c’est certes un peu plus sportif, puisque le profil est cette fois plutôt ascendant, mais je roule du bon côté pour admirer la rivière, et j’ai suffisamment le temps pour en profiter. Je repasse ainsi devant le trou du diable, un cahot rocheux sur la Rance, puis rejoins, au bout d’une bonne côte tout de même, le beau village de Roannes-Saint-Mary et devant le château de Conros, autre point d’intérêt du parcours.

Je regagne ainsi, tranquillement, le centre-ville d’Aurillac où j’ai davantage le loisir de me promener qu’hier au soir. Un verre dans les rues piétonnes est le bienvenu pour clore cette petite – mais tout de même intense – aventure cyclotouriste.

Une traversée du volcan cantalien qui m’a offert une belle découverte du département, par les petites routes cette fois, et qui se prête aussi bien à la sortie sportive, voire à l’entraînement cycliste, qu’à la balade cyclotouriste ou à un week-end de découverte conjuguant plaisir du vélo, beauté de la montagne et visite de villages authentiques!

IMG_20150901_174815

Toutes les informations sur la Grande Traversée du Volcan :

dates de praticabilité : mi-mai à mi-novembre

Signalétique : itinéraire balisé dans les 2 sens. L’ensemble de la véloroute est équipée d’une signalétique spécifique conforme à la charte nationale des véloroutes et voies vertes.

Détails pratiques :  http://img.cantal.fr/pdf/20090107142046_24.pdf

Trace GPX : http://www.auvergne-tourisme.info/randonnee/maurs/veloroute-de-la-grande-traversee-du-volcan-a-velo/tourisme-A6313AUV015V504ERW-1.html

 

 

 

 

 

 

 


Auvergneauvergne nouveau mondecantalMassif cantalienmyauvergneparc naturel régional des Volcans d'Auvergnetraversée du volcan à véloVolcans

Sylvain Bazin • 8 septembre 2015


Article précédent

Article suivant

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié / Les champs requis sont marqués *

Live Auvergne
Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de mesurer la fréquentation de nos services, d’optimiser les fonctionnalités du site et de vous proposer des offres adaptées à vos centres d’intérêt. En savoir plus.